Fédération Camerounaise de Football
TOMBI A ROKO SIDIKI : « La CCA n’a rien à voir avec les contentieux électoraux »

Depuis Ndola en Zambie, où il séjourne à l’occasion de la Can juniors, le président de la FECAFOOT a réagi par rapport à la sentence du Tas du 27 février dernier.

Quel est votre sentiment à la suite de la récente décision du TAS ?

La décision du TAS est une très bonne décision qui est largement en notre faveur. Quand le TAS demande que la partie adverse revienne au Cameroun se plier aux juridictions internes, ça voudrait dire je pense bien que le TAS reconnait que ce n’est pas à lui de venir faire exécuter une décision de la CCA au Cameroun et à partir de là, nous à la Fédération nous n’avons jamais fait appel de cette décision de la CCA pour la simple et unique raison que la CCA n’a rien avoir avec les contentieux électoraux. Le collaborateur chargé du juridique du Ministre des Sports s’est surabondamment exprimé sur cette question et quand le TAS demande donc de revenir aux juridictions camerounaises, ça nous renvoie à ce qu’on a dit il y a plus d’un an à savoir que nous ne reconnaissons pas cette décision vu que la CCA n’a pas compétence à juger des litiges électoraux.

Vous sentez vous perturber dans votre travail par cette affaire ?

C’est vrai que ces derniers mois ceux qui ne veulent pas que le Cameroun avancent ont posé des actes de manière à nous perturber mais nous n’avons jamais douté dans cette histoire même le Président du CNOSC s’est exprimé en disant que c’était un problème de disposition dans un alinéa d’un article et ça ne saurait engendrer l’annulation de tout un processus électoral qui coute excessivement cher et il faut bien qu’on comprenne que reprendre les élections aujourd’hui est synonyme de déstabilisation, engendrer d’énormes moyens financiers que la Fédération n’a pas d’ailleurs. Vous avez vu ce que ça a couté 25 mois de normalisation, avec des élections annulées qui recommençaient. Donc à partir de là il faudrait bien que certains camerounais aient pitié du Cameroun qui n’a pas besoin de ça actuellement. Les prochaines élections auront lieu dans deux ans et demi et le collège électoral est connu. Donc ils peuvent dès maintenant commencer à contacter les électeurs et se mettre au travail que de faire les tours en Suisse.

Cette sentence tombe au moment où vous participez à la Can juniors avec les Lionceaux…

Rendu à aujourd’hui nous nous occupons de l’intérêt du Cameroun, de son image et de la performance de nos équipes nationales toutes catégories confondues et c’est ce qui justifie notre présence ici en Zambie et vous pouvez être rassuré que cette décision ne nous perturbe pas, elle nous encourage plutôt à pousser les enfants à se surpasser pour revenir de la Zambie avec une qualification pour la Coupe du monde des U20. Quand vous avez un plan de développement, un plan de management, vous devez avoir la veine dans tout ce que vous faites et la veine c’est Dieu qui la donne, et je profite de l’opportunité pour lui dire merci car sans lui nous n’aurions rien eu et c’est pour ça que je demande d’avantage qu’on se mette en prière pour notre pays qui en a tant besoin. Je dis continuons à prier pour notre pays, parce qu’il a besoin de ça, c’est-à-dire des femmes qui vont à la Can, qui arrivent en finale et qui montrent un très bon visage du football camerounais. Les hommes qui vont à la Can 2017 au Gabon et qui remportent le trophée. Voilà les U17 qui se qualifient pour la Can de leur catégorie ; Les A’ qui se qualifient pour le Chan au Rwanda. Pour avoir des résultats comme on les observe actuellement il faut travailler dur et prier pour que le Seigneur mette la main car lui-même a dit tu mangeras à la sueur de ton front.
Propos recueillis par Laurence Fotso, à Ndola