Fédération Camerounaise de Football
Benjamin Moukandjo : « Nous ne sommes pas une équipe mais une famille »

Aux côtés de son entraîneur, le capitaine des Lions indomptables était face à la presse : maturité et conviction.

Après la qualification pour le quart de finale, beaucoup d’entre vous disaient que la mission est accomplie. Est-ce à dire que pour vous c’est terminé ?

Dans cette salle, personne n’aurait parié un sous pour nous en venant à cette CAN. Nous nous sommes dit que lorsqu’on est joueur professionnel, on se doit de prendre les matches les uns après les autres. Pour demain, l’ambition est de remporter cette finale pour nous faire plaisir, faire plaisir à nos encadreurs et à tout le peuple Camerounais. Ce que nous avons dit avant, c’’était un objectif à court terme. Il fallait atteindre le second tour. Demain, une équipe sera déçue et l’autre heureuse.

Vous voilà en finale de la CAN. Que représente l’Afrique pour vous ? Comment projetez-vous l’avenir ?

Avant d’arriver en finale, il y’a des étapes. On les a franchies les unes après les autres. Il y’a un coach qui a fait un travail. Il y’avait un désamour entre nos supporters et nous. Nous sommes en finale, cela traduit le fait qu’un groupe est né. C’est un groupe où nous vivons bien. On va jouer pour gagner. C’est important d’être là.L’Afrique représente beaucoup pour nous. Je n’aime pas me projeter. L’avenir sera aussi beau que l’aura été cette CAN. C’aurait été bien que la CAN qui représente beaucoup pour tous les footballeurs africains se joue à un moment où tout le monde peut être là.Je souhaite qu’on conserve l’esprit du football qui rassemble, qui unit. Le football est un spectacle.

 Vous venez de dire que le football rassemble. Pensez-vous qu’il a rassemblé les Camerounais pendant cette CAN au moment où il y’a rupture entre la partie anglophone et la partie francophone ?

Nous venons des pays et continents différents. Chaque pays a ses spécificités. Dans la tanière, nous n’avons pas fait cas d’autres sujets que du football. C’est vrai qu’en ce moment, il y’a des troubles. Nous, nous ne savons que produire le plaisir. Nous souhaitons que les choses reviennent à la normale que tout ce monde nous suivra. Nous pensons que les bons moments ont pu calmer ces tensions.

On parle de la naissance d’un état d’esprit au sein des Lions. L’Egypte a toujours été la bête noire des Lions indomptables. C’est elle qui nous battue deux fois à la CAN. Avez-vous causé avec des aînés Comme Roger Milla pour vous dire comment contourner cette bête noire ?

Lorsque l’équipe est arrivée, c’était le maître mot. Depuis, nous avons montré que nous n’étions pas une équipe mais une famille. On ne choisi pas ses adversaires. Depuis le début de la CAN, nous brisons des signes. On le fera demain.

Pour ce qui est des conseils des aînés, on peut vous donner tous les conseils du monde, si vous n’avez pas la volonté de les respecter, ça ne servira à rien. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes, faire nos idées. Si nous avons le même état d’esprit que nous avons montré jusque là, on fera un excellent match. Je ne dis pas que rien ne pourra nous arriver.

Propos rassemblés à Libreville par SANDEAU NLOMTITI

 

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