Fédération Camerounaise de Football

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Les Lions et la CAN

1970 : Soudan, nous voici

Une participation plus qu’honorable pour les poulains de Raymond FOBETE qui découvraient cette compétition.

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) se jouait à deux poules de quatre équipes chacune. Et pour cette septième édition, la sélection nationale du Cameroun était logée dans la poule A composée de : l’Ethiopie, la Côte-d’Ivoire et le Soudan, pays organisateur.

Pour sa première sortie, la sélection nationale affronte la Côte d’Ivoire. C’est le match le plus anecdotique. A la première mi-temps, les Ivoiriens conduits par leur capitaine Laurent POKOU professionnel en France, mènent sur un score de 2-0. Tout le monde croit le match plié. Mais le score est réduit par Emmanuel KOUM, professionnel à Marseille. Sur une passe de Gabriel ABESSOLO professionnel à Bordeaux, NDOGA égalise. La légende s’écrit par la suite, puisque des 45 mètres Jean Marie TSEBO marque le but de la victoire. A la fin de la compétition, bien que sortis au premier tour, le Cameroun marque les esprits et l’entraîneur de la Côte d’Ivoire, l’Allemand Peter SCHNITTGER demande à travailler avec le Cameroun.

Pour les deux autres rencontres, le Cameroun bat l’Ethiopie 3-2, buts de Jean Marie TSEBO, Jean MANGA ONGUENE et Jean Baptiste NDOGA. Le Cameroun est battu par le Soudan, 2-1. Le Soudan remporte finalement la compétition face au Ghana 1-0.

Le Ministre en charge du Sport, Ibrahim MBOMBO NJOYA, soit dit pour l’histoire, ancien Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), et le Président de la FECAFOOT, Pr René ESSOMBA, demandent l’organisation de la prochaine édition sans l’autorisation du Président de la République.

1972 : Deuil national

Toutes les dispositions avaient été prises afin que le Cameroun remporte « sa CAN ». Mais la sortie en demi-finale a plongé le pays dans un deuil national.

L’organisation politique et diplomatique impose qu’on n’engage pas le nom de la République sans l’autorisation expresse du Chef de l’Etat. Pourtant, Ibrahim MBOMBO NJOYA, Ministre de la Jeunesse et des Sports sur conseils du Président de la FECAFOOT René ESSOMBA transgresse la règle. Deux stades sont construits à Douala et Yaoundé.

Pendant la phase des poules, le Cameroun fait un sans faute. Puis en demi-finale, il affronte le Congo. Pour les observateurs, le Cameroun a perdu son match le plus facile. Ce d’autant plus qu’un mois avant, en match amical joué au stade militaire de Yaoundé, les Camerounais ont largement dominé leurs adversaires (7-2).

Le jour des demi-finales, un tir anodin de MINGA Pépé termine sa course au fond des filets de MBENGALACK. Malgré l’engagement et la détermination des Camerounais, rien n’y changera.

En match de classement, le Cameroun bat le Zaïre 5-2. Une victoire qui n’efface pas la douleur du peuple. Les joueurs restent cloitrés au monastère des Bénédictins du Mont-Fébé par crainte des représailles. De nombreuses personnalités impliquées dans l’organisation de la compétition et reconnues coupables de légèretés dans la gestion des fonds sont arrêtées. Ministre, Opérateurs économiques et fonctionnaires de tout ordre payent au prix fort cette défaite.

Le 31 octobre 1972, par Décret 600, le Chef de l’Etat crée les « Lions indomptables » du Cameroun. Un nouveau jour se lève.

Can 1982 : Difficile retour sur la scène internationale

Pour la première fois après 1972, le Cameroun prend part à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

En 1982, le Cameroun participe pour la troisième fois de son histoire à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Nous sommes en Lybie. C’est la première CAN à laquelle participent les Lions Indomptables du Cameroun. En 1970 et 1972, la sélection nationale du Cameroun s’appelait encore Equipe nationale. Les joueurs sont sur des nuages. Le Cameroun est éliminé au premier tour. Les Lions Indomptables ont fait trois matches nuls pour trois sorties, un but marqué et un encaissé. Mauvaise prestation, aux yeux des supporters qui accueillent Rade Ignanovic et ses joueurs avec des projectiles à l’aéroport de Douala. En trois participations, le Camerounais affichait là sa plus mauvaise prestation. Mais il n’y avait pas que les « mauvais » résultats, mais également la tension au sein de la délégation pour une histoire de maillots. Sous l’appellation « Lions Indomptables », l’équipe nationale du Cameroun commençait mal sa première grande compétition.

Can 1984 : La conquête du continent

Une équipe conquérante arrive en Côte d’Ivoire et remporte tout sur son chemin. Même le pays organisateur paye le prix.

La CAN se joue en Côte d’Ivoire. Les Lions Indomptables remportent la partie, après avoir pris le dessus sur la Côte d’Ivoire, pays organisateur en match de poule. La préparation des Lions Indomptables se passe à Nyete dans l’Océan. Pour le voyage en terre ivoirienne, le technicien Yougoslave Rade Ognanovic et son adjoint Camerounais Jean Michel Ndjelezeck choisissent dix-sept joueurs locaux et cinq professionnels, dont Joseph Antoine Bell, Thomas Nkono, Roger Milla, Grégoire Mbida et Aoudou Ibrahim. Les primes sont fixées à 500.000 FCFA par joueur en cas de victoire jusqu’aux quarts de finale, 1000.000 FCFA en demi-finale et finale. Tout n’aura pas été rose pour le Cameroun qui perd son premier match 1-0 face à l’Egypte. Les Lions Indomptables prennent le dessus sur les Aigles du Togo 4-1 et confirment la belle envolée 2-0 contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire. En demi-finale, les Fénecs d’Algérie passent à la trappe 5-4 aux tirs aux buts. Match que les observateurs n’oublieront jamais avec Joseph Antoine Bell en super forme. Il réussit d’ailleurs à transformer un pénalty et le coup de grâce est donné par Ndoumbè Léa François. En finale, les Lions Indomptables dominent les Aigles verts du Nigéria 3-1. Tout n’aura pas était calme dans la tanière à cause de la rivalité entre Thomas Nkono et Joseph Antoine Bell, deux gardiens exceptionnels du football mondial qui ont eu le malheur de naître au Cameroun dans la même génération. La météo devient calme avec le départ en Espagne de Thomas Nkono où son club le sollicite après le premier match où Jacques Songo’o a été la doublure de Thomas Nkono. Après le premier match, malgré la défaite des Lions indomptables, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Ibrahim Mbombo Njoya a pris sur lui de payer la prime de match gagner pour motiver les joueurs. Une motivation qui aura été suffisante aux yeux de Théophile Abéga, le capitaine qui a entrepris de nombreuses réunions avec les joueurs pour le résultat qu’on connait à la fin.

Pour arriver à la phase finale de la Can, les Lions Indomptables ont affrontés au premier tour des éliminatoires le Mozambique. A Maputo, les Camerounais s’inclinent 3-0. A u match retour à Yaoundé, les Lions Indomptables gagnent 4-0 donc deux buts de Théophile Abéga, le capitaine, un but de Paul Bahoken et un but de Ernest Ebongue. Le Cameroun est qualifié. Au second tour, le Soudan se trouve malheureusement sur le chemin du Cameroun. A Yaoundé, les Lions Indomptables marquent cinq buts contre zéro. Trois buts de Bonaventure Njonkep. Mais au match retour les Lions Indomptables s’inclinent 2-0. Le Cameroun est qualifié.

Can 1986 : Un bon parcours malgré tout

Une équipe dominatrice tombe aux tirs aux buts en finale face au pays organisateur.

Les Lions Indomptables tombent en finale aux tirs aux buts face à l’Egypte, pays organisateur. Après sa victoire en 1984, le Cameroun a changé d’entraîneur. Le Français Claude Marie Leroy et le Camerounais Jules Frédéric Nyongha s’occupent de la technique. Ils misent sur de jeunes joueurs : Victor Ndip Akem, François Omam Biyik, André Kana Biyik, Emile Mbouh, Oumarou entre autres. Ils sont encadrés par leurs aînés : Roger Milla, Emmanuel Kundé, Isaac Sinkot, Théophile Abéga, Grégoire Mbida, Thomas Nkono et Ibrahim Aoudou. Une bonne équipe aux yeux du grand public. Seulement, comme avec l’omelette norvégienne dont le dessus est froid et le fond chaud, il y’avait des problèmes de leadership entre Mbida, Abéga et Milla. Dans l’impossibilité de prendre une décision ferme, les responsables laissaient les joueurs en quartier libre, afin de détendre l’atmosphère.

Le premier match de poule oppose le Cameroun à la Zambie. Lors des éliminatoires qualificatives pour la Coupe du Monde Mexique 86, la Zambie a été éliminé par la Zambie 4-0 à Lusaka et 1-1 à Yaoundé. Le Cameroun l’emporte 3-2. Malheureusement, au cours de la rencontre, Théophile Abéga est blessé par le gardien zambien. Fin de compétition pour lui. Tout comme François Omam Biyik qui lui n’a même pas fait le voyage d’Egypte suite à une blessure. Face au Maroc, les Lionnes arrachent un match nul 1-1. Les Lions Indomptables reçoivent la prime de match gagné, 500.000 FCFA. Aux entraînements, à la veille du match contre l’Algérie, la tension monte entre Roger Milla et Grégoire Mbida. Roger Milla attend une passe de Grégoire Mbida qui n’arrive pas. C’est suffisant pour que ce dernier soit couvert d’insultes par le meilleur footballeur du siècle. Dans l’incapacité d’imposer l’ordre, Claude Marie Leroy préfère se taire mettant fin à la séance. Ce climat, n’entame pas le moral du groupe qui prend le dessus sur l’Algérie 3-1. Le match de la demi-finale contre les Eléphants de la Côte d’ivoire est plus serré mais les Lions Indomptables, par l’entremise de Roger Milla l’emportent 1-0. Ils manquent de pot face aux « Pharaons » lors de l’exercice des tirs aux buts 5-4.

Can 1988 : Sacrés au royaume Chérifien

Un seul « Lion » dans le monde du football africain. Il est indomptable.

La CAN se joue au Maroc et est remportée par les Lions Indomptables face au Nigéria. Une fête qui était pourtant prévue en Zambie avant d’être attribuée au Maroc par la Confédération Africaine de Football (CAF). Après un parcours sans faute, les Lions Indomptables rencontrent le pays organisateur en demi-finale. L’unique but de la partie est marqué par Cyrille Makanaky. Le gardien marocain, Badou Zaki, a été pris à contre pied par son propre défenseur. En finale, le Cameroun affronte à nouveau le Nigeria comme ce fut le cas en 1984. Le Nigeria avait pris le dessus sur l’Algérie en demi-finale. A la 55ème minute, Roger Milla est fauché dans la surface de réparation nigériane, penalty. Emmanuel Kundé se charge de la suite. Les Lions indomptables remportent leur deuxième finale. Le trophée est remis à Roger Milla en lieu et place de Mbouh Emile, capitaine qui a laissé l’honneur à son aîné. Chose bien rare aujourd’hui. Sans tenir compte du but sur penalty, les Lions indomptables n’ont marqué que quatre buts durant toute la compétition. Deux de ces réalisations sont l’œuvre de Roger Milla. C’est la plus faible réalisation offensive pour un champion d’Afrique.

Can 1990 : L’euphorie du « Mundiale » italien

La tête en Italie, le Cameroun ne convainc personne en Algérie pendant la CAN qui devrait être une phase préparatoire.

C’est en Algérie que le Champion d’Afrique en titre, qualifié pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations comme l’indiquaient les textes, se rend pour défendre son titre. Le Cameroun prenait ainsi part à sa 7ème phase finale de la Can juste derrière l’Egypte 18ème édition en 1990. Favori pour la compétition. Malheureusement, les résultats sont bien loin des attentes des observateurs. Fait rare, le champion d’Afrique est sorti au premier tour. Les Camerounais alignent deux défaites contre la Zambie 1-0 et le Sénégal 2-0. Le capitaine Stephen Tataw et ses camarades sont donc hors course. La victoire 2-0 face au Kenya, deux buts de Emmanuel Maboang Kessack, ne change rien au triste sort de l’équipe nationale du Cameroun. Les Lions indomptables ont à leur tête, le Russe Valery Nepomniachi. Pour certains, comme en 1982, la tête des Lions Indomptables était à la Coupe du Monde. Cette élimination a plongé dans le désespoir tout le peuple camerounais et un grand nombre d’administrateurs des Lions Indomptables.

Can 1992 : Echec aux portes de la demi-finale

Désinvolture ou manque de concentration lors des tirs aux buts en demi-finale ? Peu importe. Ce qu’on retient, c’est la sortie des Lions indomptables.

L’on L’échec de 1990 était encore retentissant que les Lions Indomptables se rendent au Sénégal. Ils sont crédités d’une bonne Coupe du Monde en Italie 1990. Pour les observateurs, il ne fait pas bon de se mettre en travers des Fauves de la forêt. Pour la première fois de l’histoire de la CAN, le nombre de pays qualifiés est de douze contre huit par le passé. Dans la poule du Cameroun l’on retrouve deux anciens mondialistes aux destins totalement opposés : le Zaïre et le Maroc. Pas de surprise pour les Lions qui gagne le gagnent le Maroc 1-0 et font jeu égal contre le Zaïre 1-1. Ils sont premiers de leur poule. Les deux buts portent la signature des frères Biyik. En quart de finale, le Cameroun est face au pays organisateur. Un match très disputé avec sur le banc de touche des Lions de la Terranga, Claude Marie Leroy, l’ancien sélectionneur des Lions Indomptables. Alors qu’on s’achemine vers les prolongations, Ernest Ebongue délivre les Lions Indomptables. Le ticket des demi-finales obtenu, les Lions Indomptables ont pour adversaires les « Eléphants » de la Côte d’ivoire. Après 120 minutes sans buts, les deux équipes passent à la rude épreuve des pénaltys. Le Cameroun s’incline 1-3. Lors de la petite finale, les Super Eagles domptent les Lions Indomptables 2-1. Le but camerounais est marqué par Emmanuel Maboang Kessack. Etre parmi les quatre meilleures nations d’Afrique, ce n’est pas mauvais. Il penser à la reconstruction en profondeur de cette équipe en lui donnant une âme. C’est donc une mission lourde. Dans ce chantier, le Cameroun ne parvient pas à se qualifier pour la CAN de 1994 qui se joue en Tunisie, bien que ayant obtenu son ticket pour la Coupe du monde FIFA-USA 94. C’est une fin de carrière pour certains joueurs. Il faut se projeter dans l’avenir.

 Can 1996 : Corrigés par l’impréparation

La mauvaise gestion de la Coupe du monde de 1994 et l’impréparation ont laissé des effets dévastateurs sur les Lions indomptables en Afrique du Sud.

Nous sommes en Afrique du sud post apartheid. Nelson Mandela nouvellement sorti de sa très longue détention est élu chef de l’Etat. Le Cameroun en match amical est le premier pays à jouer contre les « Bafana Bafana ». Le sort en décide de même et oppose les deux pays en match d’ouverture de la CAN où l’Egypte et l’Angola sont dans la même poule. Le Cameroun s’incline 3-0. Il brise pourtant le signe indien contre l’Egypte qu’il bat 1-0 et fait jeu égal contre l’Angola 2-2. Il ne traverse pas le premier tour. Mais comment en est-on arrivé là ?

La préparation, comme de tradition, est approximative. Jules Frédéric Nyongha, l’entraîneur principal est assisté de Ngweha Ikouam Fils son adjoint à la CNPS. Les professionnels n’ayant pas reçus leurs manques à gagner de la Coupe du Monde USA 94, ils ne trouvent pas intéressant pour eux de faire le déplacement. A cette époque, la FIFA n’avait pas encore établi un calendrier des compétitions comme c’est le cas actuellement.

Dans l’impossibilité de rembourser tous les joueurs, l’encadrement technique en accord avec le Ministre de la Jeunesse et des Sports et la FECAFOOT retiennent six professionnels dont les manques à gagner sont moins élevés. L’entraîneur principal fait le déplacement de l’Europe pour discuter et payer ces joueurs. A la demande de Jules Frédéric Nyongha, le staff est étoffé de deux autres entraîneurs : Toïdouba François et Jean Manga Onguene. Dans sa phase préparatoire, l’équipe manque de beaucoup de choses y compris de l’eau à boire. Les joueurs se désaltèrent aux tuyaux d’arrosage du stade omnisports de Yaoundé. Le programme du stage qui prévoyait deux semaines en Namibie pays aux conditions climatiques et géographiques semblables à celles de Johannesburg n’est pas respecté. Tout se passe sur place.

Des professionnels retenus, seul Rigobert Song n’est pas venu au pays. Il était aux côtés de son épouse peu avant et après son accouchement.

La délégation camerounaise quitte le pays la veille du match. Avant le départ, les joueurs étaient campés dans leurs chambres d’hôtel. Ils conditionnent leur départ du Cameroun au payement de leurs primes de participation. Le vol à destination de Johannesburg décolle avec seuls à bord les représentants du ministère, de la FECAFOOT auxquels s’ajoutent d’autres personnalités qui souhaitaient assister à cette compétition. Le chantage des joueurs finit par payer. Leur argent en poche, ils prennent la direction de l’aéroport. C’est aux environs de 22 heures, la veille du match que l’avion atterrit à Johannesburg. Rigobert Song lui débarque vers 5 heures du matin, en provenance de la France. L’Afrique du sud soutenue par son public domine le Cameroun et marque ses trois buts en 45 minutes.

Dans la foulée, le Cameroun se paye les services d’un entraîneur brésilien présent en Afrique du sud, pour prendre en mains les Lions indomptables. Un entraîneur dont on plus entendu parler depuis là. Heureusement qu’il n’a pas été retenu en fin de course. Et pour cause, l’intervention de Issa Hayatou et de Abed Nego Messang pour l’éconduire. Entre temps, Jules Frédéric Nyongha a averti que s’il le voit encore, même lors des entraînements, il allait remettre son tablier.

Les trois buts encaissés contre le pays organisateur ont fait leur effet dans le décompte final. Le Cameroun a payé le juste prix de l’improvisation et de l’absence d’une préparation adéquate.

Can 1998 : Le temps de l’indiscipline

Ambiance de vestiaires et batailles entre la Fédération et le Ministère ont été les principaux responsables de la débâcle des Lions indomptables.

Du 7 au 28 février 1998, la phase finale de la 21ème édition de la CAN se dispute au pays des Hommes intègres. Les Lions Indomptables sont entretemps passés à mi-maturation au rendez-vous. Le groupe est renforcé par quelques nouveaux éléments dont Patrick Mboma Ndem et Joseph Désiré Job présenté comme le nouvel espoir du football camerounais. Le Cameroun finit premier du groupe A au premier tour avec un total de 7 points. Victoire 1-O devant le Burkina-Faso en match d’ouverture, match nul 2-2 face à la Guinée Conakry et victoire 1-0 face à l’Algérie. Une prestation qui lui ouvre naturellement les portes des quarts de finales. Le 20 février à Bobo Dioulasso, les « Simba » de la RDC brûlent la politesse au Cameroun par l’entremise de Tondelua à la 35ème minute. Le Cameroun sort une fois de plus de manière prématurée de la CAN. Une élimination qu’il faut de toute évidence rattacher à l’ambiance des vestiaires. Déjà des revendications liées aux primes des joueurs avaient alimenté les débats à la veille de la compétition. Une situation qui a empiré avec le désordre ambiant qui a prévalu dans la tanière. Jean Manga Onguene porté à la tête du groupe ne bénéficie pas du respect de certains joueurs professionnels et bien plus n’a pas la main libre sur le choix des joueurs. Toutes choses ayant plombé l’environnement. Le résultat ne pouvait en toute logique être qu’à l’image de la préparation. Les rapports entre le ministre Joseph Owona et les membres du comité exécutif de la FECAFOOT durant la compétition ne sont pas reste. Les batailles liées sur les problèmes d’argent.

Can 2000 : La gloire s’écrit à nouveau

La chance, la providence et la technique pour un Cameroun qui gagne sur des terrains même les plus hostiles.

Le Cameroun a obtenu sa qualification grâce à la Co-organisation de la CAN par le Ghana et le Nigeria. En phase éliminatoires, le Ghana avait pris une bonne option face au Cameroun.

Comme d’habitude, les Lions Indomptables n’avaient pas pris au sérieux les éliminatoires de la CAN de 2000. Ils n’avaient toujours pas pansé les blessures de l’édition précédente. Ainsi, ils perdent le premier match de poule 0-1 contre les « Eperviers » du Togo. Le technicien français des Lions Indomptables Pierre Lechantre réorganise son groupe. C’est donc sans pitié que les coéquipiers de Rigobert Song battent la Côte d’ivoire 3-0 et font jeu égal contre le Ghana 1-1.

La mention est passable pour cette phase de poule. Dès les ¼ de finale, les Lions sont plus dominateurs. L’Algérie a malchance de se retrouver sur le chemin des Lions indomptables, score de la partie 2-1. Contre la Tunisie, les Camerounais sont sans pitié 3-0 en demi-finale. Le Nigeria n’a pas meilleur destin lui qui, après un score de parité 2-2 s’incline aux tirs au but 3-4. Le pénalty tiré par Victor Ikpeba reste l’objet de la polémique. En effet, le Nigérian dont le tir violent a frappé la barre transversale a franchie la ligne avant de ressortir n’a pas laissé le temps aux arbitres de le valider. Surtout que l’intéressé a mis les mains sur la tête en signe de désolation. Pourtant, les images revues à télévision confirment que c’était un but. Alors qu’il faut tenir compte du geste du tireur, voilà que Gérard Dreyfus, journaliste français travaillant pour la Radio France Internationale (RFI) verse de l’huile au feu : « Après coup quand ils auront revu l’action sur leur petit écran, les Nigérians auront le sentiment d’avoir été volé. Quant aux Camerounais, ils auront le sentiment d’avoir bénéficié d’un vol. Un joueur de ce niveau ne peut pas se réjouir d’une victoire qu’il aurait pu remporter autrement que sur une faute monumentale et impardonnable des arbitres. Cela porte inévitablement préjudice aux deux équipes, au vaincu qui ne l’était pas comme au vainqueur. Cela porte tout aussi préjudice au football africain. On aura tôt fait d’oublier la qualité d’ensemble des seize équipes présentes cette année au Ghana et au Nigéria. On se souviendra des conditions scandaleuses de l’issue fatale. Et si même on accepte l’idée que tout le monde peut se tromper, le sport a été une nouvelle fois victime de l’arbitraire. Il devient urgent de faire appel désormais à la télévision pour contrôler l’épreuve des tirs au but. Vraiment un très sale coup porté à la 22ème Can dont personne ne peut tirer fierté. » Très « objectif » dans ses analyses, Gérard Dreyfus a « oublié » de dire que les Lions Indomptables pouvaient bien remporter cette finale avant la phase des tirs au but. Lorsqu’on fait une telle analyse, on peut aussi refuser d’aller à la phase finale de la Coupe du Monde en 2010 en Afrique du sud puisque entre temps on a gagné encore en maturité, et c’étant rendu compte que la France, pays bien aimé par Gérard Dreyfus, s’est qualifiée à la suite d’une faute de main de Thierry Henri. Le monde du football a souvent été victime des erreurs d’arbitrage. Pour la troisième fois, les Lions indomptables ont remporté la Can et ce face au Nigeria.

Can 2002 : Des Lions Indomptables aux talents insolents

Nous sommes au Mali. Et les Lions Indomptables, sans encaisser le moindre but, sont champions d’Afrique.

La graine enfouie au sol par Pierre Lechantre bien que remercié de manière violente et ingrate par le Ministre Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt porte ses fruits. Un succès qui n’était pas acquis à l’avance. La RDC paye le premier les frais 1-0. C’est la même dose pour la Côte d’ivoire. Le Togo, vainqueur des Lions Indomptables deux ans auparavant, est corrigé 3-0. L’Egypte, bête noire du Cameroun est battue en ¼ de finale. Comme à toutes ses finales remportées, le Cameroun rencontre sur son chemin le pays organisateur. Le match a un triple enjeu : jouer une deuxième finale consécutive, rester invaincu mais aussi consolider les relations d’amitié et de fraternité entre les deux pays, les Camerounais entrent au Mali sans visa. Le score sur le terrain n’est pas du tout diplomatique 3-0 en faveur des Lions Indomptables. En finale contre les Lions de la Terranga, après un score de parité, les Lions Indomptables gagnent la partie 3-2.

Cette finale aura été celle des faits divers. D’abord le téléphone du ministre arraché par des Camerounais résidants au Mali qui attendaient de l’argent, un responsable du ministère de la Communication régisseur de la compétition qui cherchait journaliste à remettre de l’argent, deux journalistes qui croyaient que la nourriture servie dans l’avion est payante ont mangé comme tout le monde sont vite sorti une fois que l’avion s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Bamako croyant que les hôtesses allaient revendiquer la note. Le coup le plus triste aura le choc entre Thomas Nkono, l’entraîneur des gardiens de but et la sécurité malienne qui le suspectait en ½ finale d’être porteur de gris-gris pour les Lions indomptables. Cela n’a pas été prouvé. Le public a mal vécu la violence faite sur Thomas Nkono, tout comme l’on s’est montré indigné de voir Thomas Nkono s’adresser au président de la République du Mali, la main dans la poche mastiquant le Chim-gom. Le chef de l’Etat était venu humblement dans les vestiaires à la fin du match présenter les excuses de son pays à l’équipe du Cameroun. Rarement, on aura vu un tel acte de grandeur d’un chef de l’Etat. Mais Thomas Nkono n’a pas compris la symbolique de l’acte.

On s’est contenté de la victoire sportive. A-t-on tiré toutes les leçons de cette CAN ? On ne peut pas dire que la Coupe du Monde Corée-Japon 2002 et la suite des évènements jusqu’en 2015 ne laissent pas croire à l’affirmative. Triste, triste, triste.

Can 2004 : L’UniQt passe mal

Une participation détruite par une histoire de maillots. Le Cameroun fait le spectacle planétaire sur les détails.

La Can 2004 survient six mois après la Coupe des Confédérations de la FIFA « France 2003 ». Une compétition marquée par la disparition brutale du milieu de terrain camerounais Marc Vivien FOE. Bien que n’ayant pas encore véritablement fait le deuil de leur coéquipier, les Lions Indomptables restent cependant très attendus à ce tournoi. Ce d’autant plus qu’ils ont réalisé un excellent parcours en France. Comme en 2002 à la Coupe du Monde, le Cameroun arrive en Tunisie avec un équipement « révolutionnaire ». Le maillot une-pièce conçu spécialement pour les joueurs camerounais a été baptisé « UniQt » par son concepteur, la firme allemande Puma. Ce maillot, la CAF et le Comité d’organisation de la CAN l’ont validé. Mais la FIFA l’a jugé non conforme au règlement. Le Cameroun a été sommé de le changer après les matches du premier tour. Les Camerounais disputeront tous leurs matchs, y compris celui des ¼ de finale avec ce maillot. Ce qui ne sera pas du goût de la Fifa qui ne tardera pas à sévir.

Dans la tanière, les conflits de leadership entre les joueurs notamment entre le capitaine Rigobert Song et Lucien Mettomo, et les accusations de pratiques mythiques plombent l’atmosphère. Le Cameroun passe néanmoins le premier tour assez aisément. Pour les quarts de finale, ils ont en face le Nigeria qui les stoppe net 1-2.

Le 16 avril 2004, soit un peu plus de deux mois après le tournoi, le Comité disciplinaire de la FIFA rend public un communiqué de presse qui stipule que l’équipe du Cameroun se verra amputer de six points pendant sa campagne de qualification à la Coupe du Monde 2006 et la Fédération Camerounaise de Football reçoit une amende de 80 millions de FCFA. Selon ce communiqué, les sanctions de la FIFA résultent du fait que le Cameroun ne s’est pas conformé aux pré-requis de la loi sur les équipements. En clair, la FIFA sanctionne ainsi le Cameroun pour avoir arboré la tenue en une pièce (le UniQt) pendant les trois matches de poules et le match des quarts de finale. Après moult tractations, le 21 mai 2004, lors de son 54ème congrès qui se déroule à Paris, la FIFA lève la sanction qui pèse sur le Cameroun. Malgré ce geste où la diplomatie du président de la République du Cameroun, Monsieur Paul Biya, le Cameroun ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale de la Coupe du Monde FIFA-Allemagne 2006.

Can 2006 : Le Cameroun craque

L’épreuve de tirs aux buts n’obéit pas à la science puisque même les plus grands ratent.

La CAN se joue en Egypte. Le Cameroun est éliminé en quart de finale après 120 minutes de jeu. 11 tirs au but de chaque côté un échec de Samuel ETO’O et une réalisation de Didier DROGBA.

Favoris du groupe D constitué de l’Angola, du Togo et de la RDC, les Lions Indomptables entament la compétition tambour battant en dominant les « Palangras Negras » d’Angola 3-1. Trois buts de Samuel ETO’O Fils. Son premier triplé avec les Lions Indomptables. Face aux « Eperviers » du Togo, les Lions Indomptables sont à nouveau dominateurs 2-0, buts de Samuel ETO’O Fils et de Albert MEYONG ZE. Contre la RDC, les Lions sont à nouveau vainqueurs 2-0, buts de Gérémi NJITAP et Samuel ETO’O Fils.

Après un sans faute au premier tour de la CAN, les Lions Indomptables affrontent les « Eléphants » de la Côte d’ivoire dans un quart de finale explosif le 4 février au stade militaire du Caire. 1-1 à l’issue du temps réglementaire, buts de Baky KONE pour la Côte d’ivoire et MEYONG ZE pour le Cameroun. Les deux équipes se livrent à une interminable série de tirs au but. Après onze tirs au but réussis de part et d’autre, ETO’O brise pour la troisième série, largement au dessus. Son rival Didier DROGBA s’apprête et concrétise.

Ni vainqueur, ni vaincu, mais un qualifié, la Côte d’Ivoire au terme de la rencontre, la plus dense et la plus physique du tournoi. Le Cameroun rentre à la maison et une nouvelle génération de joueurs composée de Hugues ATEBA, Pierre EBEDE AWONO, Pierre BOYA et compagnie frappe déjà à la porte des Lions indomptables. Des joueurs qui, malheureusement, n’émergeront pas ni avec les Lions, ni comme professionnels.

Auréolé du titre de meilleur buteur de la compétition avec 5 buts au compteur, Samuel ETO’O confirme enfin son génie chez les Lions Indomptables et se présente comme digne successeur de Roger MILLA et de François OMAM BIYIK.

Can 2008 : Le Cameroun joue de malchance

La préparation des Lions Indomptables pour la Can Ghana 2008 a été très laborieuse. Rien ne prédisposait une deuxième place aux Camerounais.

Le problème de l’encadrement technique a véritablement marqué la préparation et la participation des Lions indomptables à cette Can. Tout commence par la démission de Aarie HAAN. Le technicien néerlandais des Lions indomptables a déposé les clés six mois après la signature de son contrat. Son adjoint, Jules Frédéric NYONGHA, entraîne l’équipe jusqu’à la qualification. Au mois d’octobre 2007, contre toute attente, Martin Otto PFISTER signe le contrat avec le ministère des Sports et de l’Education Physique (MINSEP). Il a pour adjoint NGWEHA IKOUAM Fils. La Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), présente au Hilton à travers son président refuse d’apposer sa signature. Un évènement qui est considéré comme un bras de fer et une opération de lutte clanique tant une grande partie des ministres et élites politiques du Mfoundi sont présents. La situation est diversement interprétée.

En janvier 2008, l’encadrement technique se donne une semaine de stage avant le départ pour le Ghana. Dans la délégation présente au Ghana, l’ambiance n’est pas du tout bonne. MINSEP et FECAFOOT s’épient. Au premier match, l’Egypte humilie le Cameroun 4-2. Dans les gradins, certains responsables de la FECAFOOT jubilent. Les proches du MINSEP ont la queue entre les cuisses. Stephen TATAW manque de peu de battre Joseph Antoine BELL. L’ancien gardien des Lions indomptables n’a pas manqué d’afficher toute sa joie à la mi-temps du match alors que son pays était mené (3-0). Ses commentaires jubilatoires contre une sélection au sein de laquelle il a évolué pendant 20 ans relevaient de l’inédit. A contrario, Roger MILLA était en larmes. A la deuxième sortie, les Lions Indomptables se ressaisissent et l’emportent contre la Zambie 5-1. L’espoir renaît. Les Camerounais confirment tout le bien qu’on pense d’eux face au Soudan. Score final 3-0. En quarts de finale, la Tunisie passe à la trappe 3-2. Les Lions Indomptables seront sans complexe contre le pays organisateur qu’ils éliminent en ½ finale 1-0. En finale, ils sont à nouveau face aux « Pharaons » d’Egypte qui domptent les Lions Indomptables 1-0.

Cette CAN aura été celle de toutes les passions. Dans une interview accordée à La Gazette Olympique, le Ministre Sali DAHIROU, invité par le Ministre Augustin EDJOA son ancien enseignant, fait savoir que les Lions Indomptables sont victimes de l’indiscipline.

Entre joueurs qui louaient des chambres d’hôtels pour filles de joie, encadreurs qui jouaient les passeurs et la fête organisée avant la finale, tout y a été. Le climat au sein de la tanière n’étant pas celui d’un groupe, l’encadrement n’a pas eu la hauteur nécessaire pour s’imposer. Les joueurs, en somme des clans, se sont constitués en metteurs d’ordre. Joseph Désiré Job, attaquant des Lions Indomptables est esseulé, comme d’autres encore. A la de la compétition, la FECAFOOT créé la Commission Roger MILLA qui remet en question tout ce que l’encadrement technique a produit. C’était le temps des amours de plage. Ghana 2008 a été une « CAN » sans jus pour le Cameroun hanté par ses démons de règlements de compte, d’ingratitude et du mal vivre dans la tanière.

Can 2010 : Des égos et les gâteries

Au nom de l’incompréhension, le vice-champion d’Afrique est mis à la touche. La qualification et la participation à la CAN 2010 en Angola ont été insipides.

Tout part des éliminatoires. Les « Aigles » du Togo battent les Lions Indomptables au Ghana 1-0. Le technicien Allemand des Lions Indomptables, Martin Otto PFISTER pas en odeur de sainteté avec la Fédération Camerounaise de Football est vertement critiqué par cette dernière et l’opinion publique. Son adjoint, NGWEHA IKOUAM Fils est aussi pris pour cible. Alors qu’ils vont à un match amical en Belgique, NGWEHA IKOUAM Fils est mis à l’écart. Fait surprenant, il est remplacé par trois techniciens qui pourraient chacun, sans fioritures, prétendre au poste de sélectionneur des Lions Indomptables, Jean Paul AKONO, Martin NDTOUNGOU MPILE et Michel KAHAM retrouvent la tanière, Thomas NKONO, précédemment entraîneur des gardiens. Le climat n’est pas des plus positifs. Rentrés au Cameroun, les Lions Indomptables affrontent le Maroc. La rencontre se solde par un score vierge. Les Lions Indomptables occupent la troisième place du groupe. Le match amical contre la Côte d’ivoire qu’ils disputent quelque temps après n’apaise pas les tensions, ce d’autant plus que les Lions le perdent 3-0. Suite au décès du président Omar Bongo du Gabon, le match Gabon-Cameroun des éliminatoires de la CAN et de la Coupe du Monde 2010 est reporté. Les politiques profitent de ce temps de répits pour doter les Lions Indomptables d’un nouvel encadrement technique. Le Français Paul Le Guen prend les commandes, avec à ses côtés son compatriote Yves COLLEUX et Thomas NKONO. Le Gabon est battu à domicile et en présence du président Bongo. Des buts signés, Jean II MAKOUN et Achille Emana. Au match retour à Yaoundé, les Lions Indomptables se donnent un nouveau souffle en remportant la partie 2-1 face aux Panthères du Gabon. La qualification n’est pas acquise. Il faut attendre les deux derniers matches au cours desquels les Lions Indomptables battent les Aigles du Togo 3-0 à Yaoundé avant d’aller s’imposer 2-0 à Fès au Maroc. La qualification est acquise sur fond de vives tensions suite à la nomination d’un nouveau capitaine et la mise à la touche plutôt brutale de certains cadres de l’équipe.

En Angola où se joue la CAN, les Lions indomptables perdent leur premier match 0-1 contre le Gabon. Ils se donnent une nouvelle chance en battant la Zambie 3-2. L’inconsistance du groupe apparaît à nouveau avec un jeu moins convainquant face à la Tunisie. La rencontre se solde sur un score de parité 2-2. Malgré tout le Cameroun se qualifie pour les quarts de finales où il affronte l’Egypte. Sans surprise, le Cameroun est éliminé.

Dans son discours à la Jeunesse le 10 février, le président de la République soutenant les Lions Indomptables dit qu’ils vont nous surprendre. Dans le même discours, il annonce la création de l’Académie certainement pour palier à la carence des résultats tant en clubs qu’en sélection.

Can 2015 : Bredouilles et divisés

Après une absence à deux éditions successives de la CAN, 2012et 2013, le Cameroun se qualifie pour la CAN Guinée Equatoriale 2015.

Initialement prévue au Maroc, le royaume Chérifien a désisté pour des raisons sanitaires. La Guinée Equatoriale sauve l’Afrique en acceptant d’organiser la CAN à moins un mois de la fête continentale.

Lors de la phase éliminatoire, les Lions Indomptables survolent leur poule. Ils battent les Léopards de la RDC 0-2, humilient les Eléphants de la Côte d’ivoire 4-1. On voit renaître une équipe avec des jeunes talents aux dents longues. Les Lions Indomptables se classent premiers de la poule. Leur arrivée en terre guinéenne est précédée par leur position de favoris. Ils sont dans la même poule que les Eléphants de la Côte d’ivoire qui prennent le dessus sur les Lions Indomptables lors du dernier match de poule 1-0. Les Lions Indomptables sortent au premier tour. Beaucoup de questions ont été posées sur cette sortie. Comment l’entraîneur a laissé sur le banc certains joueurs pourtant titulaires lors des éliminatoires pour les remplacer par des joueurs aux talents incertains et évoluant dans des clubs de quatrième zone.

SANDEAU NLOMTITI